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La culture de la réparation dans les pays anglosaxons

Aux origines du visible mending

Depuis les années 2010, le mouvement artistique du visible mending, fait de plus en plus parler de lui. 
En réalité, réparer ses vêtements est une pratique qui a traversé les siècles et, ce, partout dans le monde, souvent par nécessité.
En témoigne la campagne du gouvernement britannique durant la seconde guerre mondiale intitulée « Make do and mend » (en français « faire avec et réparer »), qui souhaitait baisser la consommation de ressources durant un contexte économique plus que difficile.
De cette contrainte, de nombreux artistes du monde anglo-saxon en ont fait un art. Une façon de repenser le vêtement, de le sublimer tout en conservant son essence.

 

De nos jours, le visible mending comprend donc plusieurs techniques qui ont pour but de réparer un vêtement de manière visible. Que ce soit du patching, du reprisage ou de la broderie, toutes ces techniques permettent de réparer un vêtement de manière durable et surtout esthétique. Nous pouvons choisir d’utiliser une seule technique ou d’en combiner plusieurs, dans un seul et même but : obtenir une nouvelle pièce, unique.

Les artistes pionniers du mouvement

Kate Sekules fait partie des artistes qui ont pour vocation de mettre en lumière l’art du visible mending. Née à Londres, elle habite désormais à Brooklyn où elle est professeur assistante d’Histoire de la mode au Prat Institute, entre-autre. Artiste militante et chercheuse, elle a également écrit de nombreux ouvrages visant à démocratiser et diffuser le visible mending tel que MEND! A refashioning manual and manifesto.

De même, d’autres artistes ont entrepris la rédaction de livres pour promouvoir cet art. 
C’est le cas de l’artiste Ecossaise Flora Collingwood Norris qui s’est spécialisée dans le tricot avec son livre intitulé Visible Creative Mending for Knitwear. 

 

Elle privilégie aussi la transmission directe, via des workshops qu’elle propose en ligne sur son site e-commerce. Un bon moyen pour elle d’élargir son audience et convaincre les plus novices d’entre nous. 
De plus, avec son Label éponyme créé en 2016, elle met en vente ses créations et popularise ainsi son art.

 

C’est aussi le biais qu’a choisi l’artiste Canadienne Arounna Khounnoraj, qui a créé avec son mari en 2002 un atelier pluridisciplinaire du nom de Bookhou. 
Dans cet atelier, ils explorent diverses techniques allant de l’impression textile, à la broderie jusqu’à la création de tissus et d’objets utilitaires où le visible mending trouve toute sa place.

 

D’autres artistes ont, eux, choisis d’explorer au plus profond leur fibre artistique comme en témoigne les travaux de Célia Pym. Artiste Londonienne, elle a été exposée au Nouveau Musée de Monaco, et a également remporté de nombreux prix tels que le premier prix Loewe Craft.

Le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion

Afin de populariser le visible mending les réseaux sociaux se révèlent être un véritable atout. Tom van Deijnen alias Tom Of Holland, artiste autodidacte d’origine allemande vivant au Royaume-Uni, l’a parfaitement compris car c’est à lui que nous devons le hashtag Instagram #visiblemending.

Un art textile désormais reconnu

Grâce à tous ces artistes, le visible mending a su, se faire une place parmi les arts des métiers du textile. Ce qui n’était avant qu’une nécessité est aujourd’hui devenu un moyen d’exprimer sa créativité. Un art accessible à tous qui demande cependant de la patience et une fibre créatrice.
Mais grâce aux nombreux artistes qui contribuent à divulguer et promouvoir ses techniques, le visible mending n’aura plus de secret pour vous !

Article rédigé par Marine Oketokoun

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